Monday 25 June 2018    

Centraide du Grand Montréal

SPLI 2019-2028: L'enjeu majeur des immobilisations
Qu’ont en commun L’itinéraire, CACTUS, Diners St-Louis, le Sac à dos et Dopamine ? D’avoir pu acquérir et aménager les immeubles qui abritent leurs services grâce à une contribution majeure, allant de 500 000 $ à plus de 1 million $, de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI). Depuis 15 ans, ce sont plus de 1200 logements sociaux avec soutien communautaire qui ont également pu voir le jour grâce au financement fédéral de la SPLI. De nombreuses ressources d’hébergement répondant aux besoins des différentes populations en situation ou à risque d’itinérance ont parallèlement pu apporter des améliorations importantes à leurs installations par le biais de son soutien. La poursuite d’un tel financement dans la SPLI, annoncé pour la décennie 2019-2028, est cependant loin d’être acquise. C’est dans cette conjoncture que le RAPSIM organise le Rassemblement du 10 mai en faveur d’une approche globale de la SPLI et d’un meilleur support à la diversité des interventions montréalaises en prévention et en réduction de l’itinérance.
 


L’immeuble abritant cet ancien peep-show, avec une maison de chambres aux étages, a pu être acheté par le Sac à dos et sera reconstruit pour abriter son centre de jour et 37 logements sociaux avec soutien communautaire.
Crédit photo : Atelier habitation Montréal


Un choix stratégique à Montréal

Dès le début de l’affectation des fonds fédéraux en itinérance en 2002, les choix faits localement ont accordé une grande importance aux besoins en immobilisations des groupes communautaires. L’IPAC, ancêtre de la SPLI, a en effet offert plus de 60 % de son budget au soutien aux immobilisations des groupes, un choix qui a fait une grande différence à Montréal. Des fonds ont ainsi été recommandés pour l’amélioration des refuges pour hommes et des installations de nombreuses ressources d’hébergements pour femmes. Dès lors, la SPLI a

également pu jouer un rôle essentiel en venant compléter le financement de nouvelles constructions de logements sociaux offert par AccèsLogis. Que ce soit pour faire face au coût élevé des acquisitions, des rénovations, pour aménager des locaux communautaires, ou encore, pour meubler les logements, le financement la SPLI a toujours joué un rôle majeur pour soutenir les dépenses d’immobilisations à Montréal. Ces besoins, dont l’importance est reconnue localement, doivent inspirer les interventions fédérales et rappellent la nécessité d’apporter un soutien croissant à une diversité d’interventions pour prévenir et réduire l’itinérance.

Seule la SPLI 2015-2019 n’a pas permis une telle approche globale, alors que 65 % des fonds étaient tagués au Housing First, une approche d’aide en logement priorisant le placement en logement privé, et excluant toute contribution à des dépenses d’immobilisation. À la suggestion du RAPSIM, mandaté en ce sens par une assemblée générale extraordinaire tenue le 8 janvier 2015, les 35 % des fonds réservés aux autres interventions que le Housing First a quand même légèrement soutenu les immobilisations, à une hauteur d’à peine 6 % du financement total au cours de cette période.

Le tableau ci-dessous témoigne bien de l’évolution de l’affectation des fonds fédéraux. Alors que le gouvernement fédéral annoncera sous peu l’orientation qu’il donnera aux fonds de 2 milliards $ annoncés pour la prochaine décennie, il situe bien les impacts des choix à venir.



Évolution du financement dans le cadre des programmes IPAC, IPLI et SPLI de 2002 à 2019

Programme

Immobilisations

Intervention globale

Intervention

« logement d’abord / housing first »

Autres

IPAC

2002 2006

67%

23%

-

11%

IPLI

20062009

56%

42%

-

2%

SPLI

2009 2014

49%

48%

-

3%

SPLI

2011 2013

48%

52%

-

-

SPLI

2014 2015

1%

55%

34%

-

SPLI

2015 2019

6%

29%

65%

-

SPLI

2016 2019

41%

53%

4%

3%

IPAC -Initiatives de partenariats en action communautaire IPLI- Initiatives de partenariats de lutte contre l’itinérance

Les immobilisations ont leur importance dans la lutte à l’itinérance. Elles apportent des réponses pérennes et durables à différents besoins et limitent, lorsque les organismes sont propriétaires, les risques d’augmentation des coûts des locaux et des logements. De la somme d’au moins 10 millions $ que Montréal devrait recevoir annuellement de la SPLI au cours de la prochaine décennie, une part devra absolument être consacrée au dépenses d’immobilisation. La SPLI devra absolument être à l’écoute des décisions des groupes et de leurs besoins variés, qu’ils soient récurrents ou ponctuels.

Défendre une approche globale pour la SPLI, basée sur les besoins du milieu, incluant une diversité d’interventions pour différentes populations, de même que des immobilisations, voilà la demande que porte le RAPSIM, de concert avec le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec. Appuyez cette demande en vous joignant aux membres et partenaires qui ont déjà annoncé leur présence au :

RASSEMBLEMENT POUR LA SPLI
Jeudi 10 mai, 10h45
Devant le Complexe Guy-Favreau
200 René-Lévesque Ouest
(Métro Place-des-Arts)

SVP nous informer de votre participation, par téléphone 514 879-1949 ou par courriel info@rapsim.org

Au plaisir de vous y voir!

 







 

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