Monday 24 July 2017    

Centraide du Grand Montréal

Le RAPSIM mobilisé dans la lutte à la pauvreté !
Pour le 3ème anniversaire de la Politique nationale de lutte à l’itinérance, le RAPSIM a tenu une conférence de presse le 27 février dernier pour souligner le besoin d’actions majeures en matière de lutte à la pauvreté. Au cours des dernières semaines, plusieurs actions ont été réalisées en matière de lutte à la pauvreté, pour mieux prévenir et agir contre l’itinérance.
 

Sondage aux membres : les résultats sont en ligne !

En février, nous avons diffusé un court sondage auprès des membres pour documenter les enjeux d’accès au chèque d’aide sociale, les besoins en termes de fiducie volontaire et de cliniques d’impôts. Le sondage montre que des obstacles persistent dans l’accès au chèque d’aide sociale. Les personnes itinérantes continuent de devoir fournir des preuves de résidence et d’identité malgré la décision du Tribunal administratif du Québec de 2002. La perte du contact direct avec les agent.e.s d’aide sociale constitue un autre frein important qui complique l’accès à l’aide financière de dernier recours. Le sondage confirme le besoin de développer les services de fiducie volontaire et de soutien à la gestion du revenu dans un plus grand nombre d’organismes, à la fois communautaires et publics, et d’avoir une meilleure répartition des ressources à Montréal. Le besoin de cliniques d’impôts à l’année longue ressort également, notamment pour permettre aux personnes de compléter leurs déclarations des années antérieures. Ces démarches sont nécessaires pour recevoir le crédit d’impôt de solidarité mais aussi pour déposer des demandes de logement social.

Ces données alimentent notre implication au sein du groupe de travail sur l’insertion et les mesures d’aide financière dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action intersectoriel en itinérance de Montréal. Un grand merci à tous les membres qui ont pris le temps d’y participer pour nous aider à documenter ces enjeux !

Vous trouverez ici la synthèse des résultats ainsi que la compilation sur le site du RAPSIM.

Participation à une consultation sur l’aide sociale

Le RAPSIM a également pris part, le 29 mars, à la consultation organisée par le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur la loi de l’aide sociale.

Lors de cette consultation, le RAPSIM, de concert avec les autres groupes invités, a soulevé l’importance de rehausser le montant de la prestation de base qui couvre présentement moins de la moitié des besoins essentiels pour une personne seule. La limite des gains du travail permis, la contribution parentale et la reconnaissance des contraintes à l’emploi ont également été nommés comme des obstacles majeurs pour les personnes en demande ou prestataires de l’aide sociale.

Le RAPSIM et les autres groupes présents ont rappelé l’importance de mesures structurelles de lutte à la pauvreté pour prévenir le recours ou le retour à l’aide sociale, par le financement du logement social, des services publics, l’instauration d’un salaire minimum à 15$ et une fiscalité favorisant une meilleure répartition de la richesse. Plusieurs groupes membres du RAPSIM se sont fait entendre lors de ces consultations qui donneront lieu à la publication d’un avis du comité consultatif à l’hiver 2018.

Rencontre avec le Cabinet du Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Enfin, le RAPSIM a rencontré un conseiller politique de François Blais, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le 31 mars dernier. Dans la suite des rencontres avec le ministre en 2016, cette rencontre a permis de réitérer nos demandes en vue du prochain Plan de lutte à la pauvreté, dont la sortie vient d’être reportée à l’automne. En réaction au budget de Québec, annoncé quelques jours plus tôt, nous avons rappelé l’importance que le prochain Plan de lutte prenne des engagements clairs pour augmenter le revenu des personnes seules. En attente du projet de règlement de la Loi 25 (projet de loi 70), nous avons rappelé la nécessité de revenir à une approche volontaire et incitative et de retirer les pénalités et coupures prévues pour les primo-demandeurs qui ne respecteraient pas les obligations du programme Objectif emploi. Enfin, face aux changements apportés au PAAS-Action (Programme d’aide et d’accompagnement social), nous avons soulevé l’importance de maintenir une diversité de programmes d’insertion, incluant des programmes pour les personnes plus éloignées de l’emploi.

Durant les prochaines semaines, le RAPSIM, avec l’appui des membres de son Comité Pauvreté, restera à l’affût et mobilisé sur les enjeux de pauvreté pour continuer de porter le droit des personnes en situation d’itinérance à un revenu décent et à des programmes d’insertion adaptés à leurs besoins.

Alice Lepetit, organisatrice communautaire au RAPSIM






 

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