Tuesday 27 June 2017    

Centraide du Grand Montréal

Le RAPSIM salue la sortie des avis sur l’itinérance des femmes et celle des jeunes
Le RAPSIM se réjouit de la publication des avis sur l’itinérance par le Conseil des montréalaises et par le Conseil jeunesse de Montréal, qui tous les deux témoignent de l’existence d’une itinérance qui est davantage cachée.
 

Le RAPSIM espère que la Ville, mais aussi les gouvernements du Québec et d’Ottawa pendront bien acte de l’importance d’agir relativement à ces réalités méconnues et sous-estimées. De par leur titre même, ces avis nomment bien l’enjeu de reconnaître l’itinérance cachée : « Voir l’invisible » pour celui sur les femmes et « Dévoiler une réalité peu visible » pour celui sur les jeunes.

Le dénombrement tenu par le Ville de Montréal, de par son approche d’une journée ciblée sur l’itinérance chronique et la fréquentation des ressources, a sous-évalué de grands pans de l’itinérance, dont celle des femmes et des jeunes. Les avis publiés aujourd’hui amènent une contrepartie dont il faut tenir compte.

Les avis sur l’itinérance à Montréal rejoignent aussi les constats d’une importante étude sur L’itinérance cachée publiée par Statistique Canada le 15 novembre dernier. Celle-ci a démontré l’ampleur du phénomène que 2,3 millions de personnes ont vécu dans leur vie au pays.

Trois ans après l’adoption de la Politique nationale en itinérance, le RAPSIM souligne l’importance que les actions développées le soient avec une approche différenciée pour répondre aux besoins des femmes en situation d’itinérance. Il y a eu des avancées, tant pour accroitre les places en ressources d’hébergement, que pour le développement de nouveaux logements, mais les besoins sont encore grands.

La situation des jeunes demeure aussi préoccupante, souligne le RAPSIM. Si moins de jeunes sont vus dans la rue et dans les ressources, un bon nombre d’entre eux demeurent en situation de grande précarité. Cela témoigne de la nécessité d’un travail majeur en prévention de l’itinérance. La transition de sortie des centres jeunesse à l’âge adulte représente encore un défi pour éviter la rue.

Le RAPSIM est activement impliqué pour que des réponses accrues à l’itinérance soient apportées, travaillant de concert avec la Ville de Montréal, le réseau de la santé et d’autres ministères, ainsi qu’avec son vaste réseau d’organismes membres, dont une quinzaine sont des organismes femmes et plus de vingt actifs en jeunesse.








 

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