Thursday 23 March 2017    

Centraide du Grand Montréal

Sauvegarde des maisons de chambres: des actions demandées à la Ville
Deux ans après l’adoption du plan d’action de la Ville de Montréal en itinérance, il est essentiel que des actions sur les maisons de chambres soient développées puisque ce parc de logements demeure en péril.
 

En effet, le RAPSIM a eu vent que des maisons de chambres ont été vendues sur la rue Ste-Catherine Est et qu’elles sont à risque d’être transformées en hôtel pour l’une et en condo pour l’autre. Au total, ce sont une quarantaine de chambres qui sont sur la sellette alors que ce type de logements demeure toujours, pour plusieurs, le dernier rempart avant la rue ou le tremplin pour en sortir.

« Il y a deux ans, en septembre 2014, le maire Coderre annonçait dans son plan d’action qu’il visait la réalisation de 400 chambres ou logements dans des projets novateurs, avec des partenaires comme la Société d’habitation et de développement de Montréal. Deux ans plus tard, aucune de ces chambres n’a vu le jour. Pourtant, à plus d’une reprise, le RAPSIM a interpellé l’administration municipale pour la sensibiliser au risque relié à la perte de maisons de chambres dans les quartiers centraux… » a dénoncé Marjolaine Despars, coordonnatrice adjointe du RAPSIM.

                                                                                          

Un point de presse s'est tenu ce mardi 4 octobre devant le 216 Ste-Catherine Est, une des deux maisons de chambres actuellement en péril afin de sensibiliser les élus et leur demander d’agir. La Ville de Montréal doit travailler pour la sauvegarde des maisons de chambres situées aux étages supérieurs des établissements commerciaux puisqu’il est particulièrement difficile d’assurer leur pérennité en les transformant en logements sociaux avec les programmes actuels. Un soutien spécifique de la Ville et de ses sociétés paramunicipales est donc essentiel.


                                                                            
                                                                             

Le Comité logement Ville-Marie a également pris part au point de presse et Gaétan Roberge, organisateur communautaire, a tenu à rappeler que « La perte de maisons de chambres met les locataires de ces chambres dans une situation de grande précarité. Il est toujours difficile pour eux de se reloger et trop souvent, les évictions sont faites sans qu’on respecte leurs droits. »

Mentionnons, tout de même, qu’il est heureux que quelques projets de socialisation de maisons de chambres aient vu le jour dans les dernières années. Ces projets, développés par des membres du RAPSIM, ont permis de rénover des maisons et d’offrir un lieu securitaire, salubre et à prix abordable, couplé d’un soutien communautaire. Cette voie est celle à suivre afin de préserver ce parc de logement qui demeure fragile. Alors que le gouvernement du Québec est en consultation sur la révision de ses programmes en habitation, le RAPSIM attend de la Ville de Montréal qu’elle porte activement des demandes pour la poursuite et la bonification d’AccèsLogis Québec, seul programme permettant le développement de logements sociaux.

RAPSIM-4 octobre 2016-
dossier Logement







 

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