Tuesday 27 June 2017    

Centraide du Grand Montréal

Opération Droits Devant

Depuis 2003, la Table de concertation jeunesse/itinérance du centre-ville et le RAPSIM ont mis sur pied l'Opération Droits Devant. L'objectif est de consolider une pratique individuelle et collective de défense de droits dans l'ensemble des organismes du milieu et des personnes en situation d'itinérance autour de la problématique de judiciarisation dont elles sont bien souvent victimes.

Le projet consiste principalement à :

  • offrir de la référence et demander aux intervenantEs d'informer les personnes sur leurs droits et recours

  • recueillir de l'information et la centraliser : sur les contraventions, cas d'abus et informations sur ce qui se passe sur le terrain

  • établir un portrait aussi fidèle que possible de la situation

  • exercer des pressions politiques et mener des actions de sensibilisation et de dénonciation.

L'information colligée sur une base régulière et son analyse permettent au RAPSIM de faire des représentations et des pressions politiques, de tenir des activités médiatiques et de sensibilisation et d'envisager différents types de recours. De nombreuses démarches ont eu cours notamment afin que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et le Barreau du Québec interviennent face à cette situation. Un ou deux forums ont aussi lieu chaque année .

Une telle démarche constitue une réponse à l'inacceptable accroissement de la criminalisation des personnes marginalisées. Puisque la judiciarisation...

  • ne fait que s'ajouter à des conditions de vie déjà difficiles

  • représente un gaspillage énorme de fonds publics

  • court-circuite le travail des groupes communautaires

  • revêt un caractère particulièrement discriminatoire

  • ne rencontre aucun de ses objectifs de sécurité publique
...les groupes associés à l'Opération Droits Devant sont déterminés à y mettre un terme.

Ils rappellent également l'importance de soutenir les alternatives à la judiciarisation des personnes itinérantes. Des organismes et institutions leur viennent en aide de multiples façons. Par exemple, le travail de rue et de milieu, l'hébergement avec support communautaire, les programmes de méthadone ou encore les projets d'empowerment sont autant de façons d'intervenir adéquatement auprès de ces personnes. Toutefois, l'amélioration de leurs conditions de vie demande du temps, un financement adéquat et une marge de manœuvre. Trop souvent, les groupes communautaires et les projets pouvant représenter des alternatives à la vie dans la rue sont mal financés, voire même mis en péril.

Les fonds publics dédiés à la répression et à la judiciarisation seraient mieux utilisés s'ils étaient investis dans les interventions communautaires. De plus, il est tout à fait incompréhensible que l'État finance des activités de répression (sécurité publique) et celles des groupes communautaires (santé publique et services sociaux), alors que les premières court-circuitent les secondes.

ODD Sandwich


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